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Pablo Feix

Visible à l'atelier !

Ici

130 x 188,5cm

Tempera  sur papier

2016

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PF001
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Informations

Pablo Feix a peint "Ici" à tempera sur papier, ce qui n'est pas très habituel chez lui.

C'est la construction qui intrigue. Le décalage entre le plan du tableau et les objets déroute le regard, les objets sont vus de haut sur une surface plane par nature verticale. Ces objets, qui ont participé à la création de l'oeuvre puisque ce sont des gobelets de peinture reprenant les couleurs du fond, en font son sujet-même. 

C'est ce qui fait l'originalité de l'œuvre, et on se noie dans ce fond qui ressemble à une eau dans laquelle se reflète un paysage. 

 
Informations sur l'oeuvre
Poids6
Largeur130
Hauteur189
Certificat d'authenticitéoui (le certificat sera fourni dans la livraison)
 
Pablo Feix par lui-même

L’intention du vide

Je veux peindre le vide, il n’existe pas, mais il a du sens.
Je peins une coquille vide dans un espace vide,
un pot ouvert ou fermé, vide. Le vide ne peut être que pensé.
Je peins ce devant quoi je suis et ma pensée se remplit et se vide alternativement dans ce que je peins.
C’est la transsubstantiation du vide... de la pensée.

La présence

Peu importe le sujet, ce qui compte c’est la présence.
Une brindille n’est pas un objet très présent en soi,
mais par le dessin ou la peinture, elle devient “la brindille”. Un fauteuil vide n’est pas particulièrement remarquable, en revanche, dans la peinture d’un fauteuil vide,
c’est l’absence qui prend la place et devient le sujet.
Il y a là, bien-sûr, autant de sentiment que de raison, rien n’empêche à quiconque de voir dans un simple fauteuil vaquant, l’effondrement du monde ou la liberté absolue. Je ressents ça! c’est “peut-être” ainsi que le vide du fauteuil se remplit du vide d’Icare, ce vide sans lequel il n’y a pas de chute, et cette chute sans laquelle il n’y a pas d’Icare.

Pour me fondre dans le sujet, au lieu de le représenter, la frontière avec le monde -trop- extérieur doit être abolie. Il est important que la peinture et la matière prennent l’ascendant sur le sujet, pour le porter et non l’illustrer, ce qui influe sur le choix de la technique
et du médium. Dans les “fauteuil d’Icare”, j’ai travaillé à la cire et utilisé de vraies plumes collées avec cette même cire. Jusqu’au plomb qui rentre dans la préparation de l’huile, la matière a du sens. Mais les plumes collées sur ces tableaux d’Icare ne sont pas plus réelles que les plumes peintes ne sont imaginaires. Dans les encres d’Icare, c’est tout d’abord l’existence
du corps qui m’interressait, plus que sa chute. Puis, la question s’est imposée de savoir si la véritable chute n’est pas le manque d’élévation. Ce n’est peut-être pas uniquement un problème de peintre.

De la peinture

Je ne cherche pas à découvrir du nouveau ou de l’inconnu, s’il y a mystère tant mieux, il faut même le préserver. J’évite les codes, les règles, les recettes.
Je peins l’objet de manière à ce qu’il révèle davantage son univers que lui-même. J’utilise les contraires, les oppositions ; le sujet se confond avec mes outils, avec la matière : pinceaux, œufs, pots, palettes, coquilles, huile, cire, plumes, pigments, tubes... pensées. Je ne peins pas ce qui est devant moi, je suis devant ce que je peins. 

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